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Les 10 pièges à éviter
Serez-vous comme la chèvre de Monsieur Seguin ? Dans cette fable bien connue d’Alphonse Daudet, la chèvre a soif d’espace et de liberté et n’arrive plus à se contenter de l’herbe de son parc. Elle s’y sent enfermée malgré les bons soins de Monsieur Seguin. Ailleurs, plus loin tout là-bas, l’herbe ne peut être que plus verte ! Alors elle s’échappe et découvre l’inconnu, les belles prairies verdoyantes, les forêts profondes … et le loup ! Même si la plupart du temps, le créateur d’entreprise ne finit pas comme cette pauvre chèvre, cette fable est une bonne illustration de la réalité de ce que vous allez vivre. Actuellement, vous êtes probablement salarié, au chômage ou aux études. Vous connaissez très bien votre « parc » avec ses avantages que vous oubliez vite (un revenu régulier, des vacances, une prévoyance, des droits etc…) et ses inconvénients qui sont toujours dans votre esprit et qui suscitent toujours plus d’insatisfaction et de frustration. A vous les grands espaces et la liberté ! Mais voilà, affronter l’inconnu c’est à la fois enthousiasmant et une source d’anxiété. En fait, vous allez connaître un nouveau sentiment: l’insécurité ! Oh bien sûr, vous connaissez déjà cette sensation. Rien n’est absolument sûr ici bas, le chômage, la maladie, le divorce ou la séparation et bien d’autres événements qui mettent le doigt sur notre fragilité. Mais en devenant votre propre patron, vous prenez délibérément un nouveau risque avec à la clé une insécurité plus grande. Sur ce chemin que vous allez emprunter, d’autres vous ont précédés. Ils en connaissent les beaux espaces et la liberté, mais aussi les pièges et les écueils, voire le loup qui rôde. Passons en revue les plus répandus: 1. Sauter dans le vide ou ne jamais s’envoler Il y a plusieurs manière d’affronter l’inconnu selon son tempérament et sa situation familiale. Les impulsifs prennent une décision rapide et découvrent les conséquences après. C’est un peu comme sauter dans le vide en étant convaincu que nous apprendrons à voler avant de nous écraser. Certains y arrivent, mais la plupart se crashent. Les anxieux n’arrêtent pas de soupeser le pour et le contre, d’évaluer les risques, de considérer ce qu’ils vont perdre. Ils deviennent des velléitaires qui, s’ils se décident finalement, cherchent à avoir un pieds dans le connu et l’autre dans l’inconnu avec le poids du corps une fois d’un côté, une fois de l’autre. Essayez, vous verrez, vous ne pouvez pas avancer. C’est aussi simple que cela. 2. Démarrer avec trop peu d’argent ou un matelas trop confortable A votre avis, quel est la situation la plus dangereuse ? Spontanément, la plupart optent pour le manque d’argent et y voient leur principal problème. Leur unique préoccupation est alors de trouver des fonds pour démarrer en toute sécurité. Notre expérience a montré que démarrer avec des fonds importants a un effet pervers sur le créateur d’entreprise: il croit avoir suffisamment de temps pour s’organiser, peaufiner son Business Plan, élaborer sa stratégie et dépenser tout ce qu’il faut pour bien s’installer, ainsi que mordre sur son capital pour assurer le quotidien. Il prend en fait de mauvaises habitudes pensant que tout va se passer comme quand il était salarié. Il n’a pas encore compris que la donne à complètement changé. En fait il aura perdu beaucoup de temps dans son petit nuage avant d’être percuté par la dure réalité: ses fonds se sont évanouis ! L’entrepreneur qui démarre avec trop peu de fonds est immédiatement confronté à une réalité exigeante: rentrer de l’argent et du CA ou sauter. Il est en contact immédiat avec le marché, il rencontre de futurs clients et, dans cette interaction fructueuse, adapte spontanément son offre pour qu’elle réponde aux besoins qu’il a détecté. N’ayant que peu de ressources, il va se contenter, au début, d’une structure très légère et peu coûteuse et ne compter que sur soi. Quand l’argent commencera à rentrer, il limitera ses prélèvements pour investir dans l’amélioration de son outil de travail en vue de développer son activité. Il a pris de bonnes habitudes dés le début en acceptant de vivre ce baptême du feu. Il a appris ce qu’est vraiment gagner sa vie. Un autre solution est de démarrer en activité indépendante accessoire à côté de son activité salarié. Certes, le processus sera plus long et exigera beaucoup d’engagement pour tenir ces deux activités. Mais, quand l’affaire se développera, il pourra, soit engager quelqu’un, soit quitter son travail salarié. 3. Prendre les possibilités qui s’offrent à vous comme des réalités Il y a quelque chose d’euphorisant dans le fait de concevoir un projet qui, vous en êtes sûr, va se réaliser comme vous l’espérer. Cette douce euphorie est très agréable et vous donne l’impression d’avoir des ailes, que tout est possible. Cette euphorie est de plus entretenue par les amis qui vous admirent et les « marchands du temple » qui sentent la bonne affaire. Etre au centre de l’attention et courtisé est particulièrement gratifiant. Votre attitude intérieure est tellement positive et communicative que toutes les personnes que vous rencontrez ne peuvent que vous renvoyer des signaux en rapport avec vos attentes. Personne n’aime jouer le rôle du méchant qui décourage les esprits entreprenants. Au fil des semaines, vous gavant de cette douce euphorie, vous risquer de commencer à percevoir les possibilités qui s’offrent à vous comme une réalité qui va s’accomplir. Attention, vos sensations et vos émotions sont en train de vous tromper. Vous avez sur les yeux des lunettes roses qui vous font voir tout positivement. C’est tellement agréable qu’il est très difficile de s’en rendre compte et mieux de les enlever. Notre conseil: faites analyser votre projet par une personne expérimentée complètement en dehors de votre cercle de proches et d’amis. Ils vous connaissent et ne peuvent pas être objectifs. Vous serez peut-être amené à modifier votre projet, le retarder ou l’interrompre. Une chose est sûre vous aurez enlevé vos lunettes roses. Suite du texte dans:
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